
Auteurs : Amira YAAKOUBI, Marwa FRAWES, Mathieu Charrier
Nous vivons aujourd’hui dans un monde hyperconnecté… qui déconnecte les humains. Partout sur la planète, les libertés reculent, et les liens numériques, censés nous rapprocher, contribuent paradoxalement à l’isolement.
Le contexte économique mondial se complexifie. Ce système qui aliène les individus s’imbrique désormais à une menace climatique toujours plus tangible, malgré les discours négationnistes.
Le malaise s’exprime différemment selon les contextes géopolitiques, mais les manifestations de xénophobie, de racisme, de régression des droits humains, de fermeture des frontières et de hiérarchisation des vies selon le passeport, l’origine ou la couleur de peau se généralisent de façon alarmante.
De l’Amérique à l’Afrique, en passant par l’Europe, un même constat s’impose : les discours stigmatisants qui désignent l’autre comme bouc émissaire vont de pair avec l’adoption de politiques migratoires de plus en plus répressives. Pourtant, malgré les moyens déployés – y compris les plus violents – l’échec dans la résolution des crises sociales et économiques est manifeste.
On ne parle plus d’humanité ni de solidarité, mais de contrôle, d’expulsion, d’exclusion. Cette logique produit séparation, haine et banalisation des discours xénophobes et racistes à tous les niveaux.
En France, par exemple, l’année 2024 a enregistré une baisse de 10 % des régularisations et une hausse de près de 27 % des expulsions.
Ces impasses migratoires ont des conséquences humaines dramatiques.
Et pourtant, la mobilité internationale et l’installation durable de personnes dans un pays peuvent constituer une formidable richesse.